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L’ostéopathie : une autre médecine

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Notice de Lecture « L’ostéopathie : une autre médecine » de Jean-Marie Gueullette

Antoine Cadoux – FRANCE – Ostéopathe D.O.

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Description

Jean-Marie Gueulette vient de faire paraître aux presses universitaires de Rennes un ouvrage intitulé L’ostéopathie : une autre médecine. La plupart des ouvrages publiés sur le sujet peuvent aisément se ranger, qu’on le déplore ou non, sous l’une ou l’autre des deux bannières: celle des « proostéopathie» ou bien celle des « anti-ostéopathie ». Les premiers mettront volontiers l’ostéopathie au banc d’essai de L’Evidence Base Medecine. Critère scientifique à l’appui, ils concluent, dans la grande majorité des cas, à une insuffisance de preuve sur l’efficacité de la discipline. Les seconds seront volontiers des ouvrages s’adressant un public de patients, déjà convaincus des bienfaits de l’ostéopathie, souhaitant mieux comprendre les tenants et les aboutissants de la discipline. Nous voilà donc en présence de deux littératures, traitant d’un même sujet, mais qui s’ignorent, séparées par un no man’s land éditorial. Tout l’intérêt de la réflexion que nous propose Jean Marie Gueullette tient dans ce titre en forme de trait d’union, dans cette « coïncidence des opposés ». L’ostéopathie, une autre médecine ? On comprend que l’auteur ne cherche pas à convaincre à tout prix. Comment le pourrait-il dans un climat politique tendu, et à l’heure où l’évaluation scientifique de l’ostéopathie débute à peine. Nous sommes plutôt invités à une relecture transversale des grands axes du développement de la pensée médicale, et de sa proche puinée : l’ostéopathie. Plus qu’un essai en forme de jeux des ressemblances, il s’agit de rendre dans son cadre épistémologique original les éléments princeps, l’ADN des deux courants de pensée, et peut-être enfin, de voir s’amorcer un dialogue.

Le lecteur sait dès les premières pages ce que n’est pas l’ostéopathie, ce qu’elle souhaiterait être, ce qu’elle dit d’elle même en balbutiant. L’ostéopathie, c’est donc cela ! Voilà ce que pourrait s’exclamer un curieux, un patient peut-être, en lisant ses pages rédigées dans un français clair et accessible.