L’Académie d’Ostéopathie propose la publication d’un ouvrage collectif :
» Ce que peut l’ostéopathie «
Les temps sont aujourd’hui gagnés par des peurs, légitimes, elles-mêmes sources de guerres… Mais parallèlement les relations humaines deviennent plus solidaires, notre rapport au monde moins utilitariste, le sensible et l’intuition s’y font une meilleure place.
Plutôt que de lutter pied à pied, déclaration contre déclaration, avec les personnes qui critiquent notre métier, l’idée est ici de montrer ce que peut l’ostéopathie. Objectivement. Factuellement. Professionnellement.
Écrivez un texte pour ce livre, même court !
Racontez une consultation d’ostéopathie, une expérience que vous avez vécue et qui vous paraît exemplaire de ce que peut l’ostéopathie.
Ce guide très simple vous est proposé ainsi qu’une aide éventuelle à la finalisation du texte sous forme d’atelier d’écriture individuel.1
Pour mettre en mots une expérience professionnelle,
le plus simple – et le plus agréable à la lecture – sera de faire le récit de ce qui s’est passé. Un récit factuel et précis, comme si l’on racontait une histoire : concrètement, chronologiquement, geste après geste, fait après fait.
L’analyse, s’il y a lieu, vient ensuite. Lorsque les faits ont été exposés, les commentaires, questions et hypothèses viennent s’y articuler naturellement, et trouvent leur pertinence. Ici peut se développer la réflexion professionnelle.
A la fin du texte, à la lumière de ce cas précis, on conclut sur ce que peut l’ostéopathie.
Plan – principe général
- Faits / traitement – 2. Analyse / réflexion – 3. Conclusion / voilà ce que peut l’ostéopathie
Si le traitement est long, on peut couper dans le récit pour faire une partie analyse, puis repartir dans le récit et refaire ensuite une analyse de cette deuxième partie ; et même faire encore une troisième puis une quatrième fois de cette façon… jusqu’à la fin de l’histoire du traitement.
L’essentiel est de toujours écrire l’analyse après les faits qu’elle concerne.
« Points-ressources »
Liste indicative, tout ne sera peut-être pas utile à votre écrit.
- Le patient : âge, famille, métier, environnement social, statut professionnel, sport et hobbies.
- La relation avec le patient : comment il est arrivé jusqu’à nous, éventuels liens plus personnels, qualité de la relation, ancienneté de la prise en charge.
- Motif de consultation : raison(s) de la prise de rendez-vous.
- Ce qui s’est passé pour le patient : ancienneté et modalités d’apparition des symptômes, avis du médecin traitant ; premiers soins, traitements médicaux, ou autres prises en charge éventuellement déjà réalisés.
- Histoire spécifique du traumatisme s’il y a lieu.
- Description des tests, interprétation, et questionnement du patient avant le traitement.
- Traitement : ce que nous ressentons, puis faisons, en fonction de quels signes, dans quel but, avec quelles réactions corporelles et neurovégétatives du patient ; dans le temps, consultation par consultation, avec l’évolution physique, psychique, familiale, sociale, du patient, ainsi que l’évolution relationnelle avec le patient (transfert et contre-transfert).
- Retranscription éventuelle de dialogues pendant le traitement ostéopathique à propos des centres d’intérêt du patient, de ses difficultés et ressources psychiques, émotionnelles, physiques et/ou des propositions faites au patient de se détendre, se centrer sur une partie de son corps, une sensation…
- Mesure d’évolution de la douleur.
- Mesure d’évolution, si possible, de la qualité de vie MOS SF-36, ou d’autres critères (comme sommeil, stress post-traumatique, anxiété/dépression par questionnaires validés ; cf RuSATED, PCL-6, HADS sur le site https://www.academie-osteopathie.fr/outils-en-ligne) et analyse des résultats. Evaluer les bénéfices de l’ostéopathie par ces outils de mesure quantitative confère une validité scientifique à nos cas cliniques singuliers.
- Conclusion à propos du traitement : pour quels motifs est-il un succès ou non, et dans quel rapport avec la demande du patient ; avec quelle(s) hypothèse(s) ostéopathique(s) avons-nous travaillé ; quelles ont été nos réflexions avant, pendant ou après le traitement ?
- Proposition faite au patient de décrire son vécu pendant la prise en charge, en vue d’une publication collective, par exemple sur le carnet de suivi ostéopathique : https://www.academie-osteopathie.fr/outils-en-ligne. Report de certains passages pour éclairer le cas clinique.
Pour aller plus loin dans la spécificité de l’écriture du cas clinique, consultez les Recommandations de bonnes pratiques sur le site de l’Académie : https://www.academie-osteopathie.fr/produit/recommandations-de-bonnes-pratiques-rbp-pour-la-redaction-des-cas-cliniques-en-osteopathie
Séverine Piraud
1 Par Séverine Piraud, écrivain-conseil, qui propose son soutien pour la réalisation de ce livre.