Présentation et appel à candidatures

OBJECTIF : permettre aux ostéopathes d’intégrer le développement durable dans leur pratique.
C’est-à-dire : leur donner des outils pratiques pour qu’ils et elles puissent améliorer l’empreinte sociale et environnementale de leur activité.
En pratique, le travail de la commission se traduira à terme par trois rendus :
- la rédaction d’un dossier complet et argumenté, sous la forme des recommandations de bonnes pratiques décrite par la HAS (idéalement soumis à la HAS) -> pour comprendre ;
- un questionnaire d’auto-évaluation didactique, permettant de faire le bilan sur sa pratique et d’en tirer des axes d’amélioration -> pour s’améliorer ;
- un poster bilan permettant d’informer les patientes et les patients sur les actions entreprises par leur ostéopathe -> pour communiquer.
Le tout sera gratuit, en accès libre, et sous licence CC By-NC-SA 4.0.
Pour avoir une idée de ce que cela peut donner, voici des sites réalisés pour l’intégration du développement durable dans les cabinets de médecins généralistes : https://doc-durable.fr/ et http://santedurable.net/.
Pourquoi la question du développement durable est-elle pertinente en ostéopathie ?
Parce que l’ostéopathie est une thérapie holistique, qui prend en charge le patient dans son environnement. Il n’est pas cohérent de traiter des patients d’une main et contribuer à la dégradation de leurs conditions de vie de l’autre. Effectivement l’ostéopathie a un faible impact « par rapport à » d’autres pratiques ; mais cela reste pertinent de « faire notre part » et « nettoyer devant notre porte ».
Agir et communiquer sur un tel engagement, c’est participer au mouvement global qu’il est nécessaire de mettre en route pour atteindre les objectifs de réduction de notre empreinte planétaire.
La HAS a d’ailleurs établi un plan pour intégrer les enjeux environnementaux dans sa mission. Il existe des groupes de travail ou des réflexions pour agir en ce sens dans différentes professions de la santé : ergothérapeutes, dentistes, médecins… De leur côté, les hôpitaux et les différents réseaux se fédèrent. A nous d’ajouter l’ostéopathie à cette dynamique.
On part de quoi ? Qu’est-ce qu’il faut faire ?
La base de ce groupe de travail provient des réflexions menées pour le mémoire de fin d’études : « Le développement durable dans la pratique ostéopathique ». Une vidéo de soutenance de ce mémoire est disponible ici. Ce travail a permis de soulever un grand nombre d’aspects de la pratique où il existe des possibilités d’améliorer l’impact social et environnemental des ostéopathes.
Les différents aspects étudiés devront être complétés et débattus = travail documentaire et technique :
- mettre à jour les données avec les avancées très rapides des technologies et des connaissances ;
- étudier d’autres aspects à améliorer pour être exhaustif ;
- statuer sur un accord éclairé afin d’en extraire les recommandations de bonnes pratiques. Créer des recommandations de bonnes pratiques ne peut être fait que par un groupe de personnes. Certains sujets doivent être débattus, des consensus professionnels doivent être pris, et les aspects propres à différents types de pratique doivent être intégrés.
Ces données seront la base d’outils à mettre à disposition des ostéopathes = travail de communication et relationnel :
- contact avec des organismes spécialistes des questions environnementales et des institutions ostéopathiques dans le but de récupérer et de transmettre des données ;
- formulation d’un questionnaire d’auto-évaluation en ligne ergonomique et intuitif ;
- production d’un visuel de communication pour les ostéopathes.
- …
Comment on s’organise ?
Les personnes souhaitant participer se manifestent dès à présent (cela n’exclut pas de rejoindre le groupe à tout moment). Après la rentrée en octobre 2025, une fois le premier groupe de travail réuni, les attentes et les buts seront réévalués en commission afin de répartir le travail et un calendrier sera mis en place.
Ce projet se veut participatif avec les compétences de chacun et chacune. Les règles de fonctionnement seront définies ensemble pour garder l’implication et l’engagement de tous et toutes, en respectant les rythmes personnels tout en faisant avancer le projet.
Qui peut participer ? Quelles compétences requises ?
Toute personne avec un intérêt pour le sujet et qui veut apporter sa pierre à l’édifice est la bienvenue.
Les compétences utiles vont de la recherche et de l’étude documentaire à la relecture, en passant par des compétences de communication, graphisme, voir webdesign ou encore relation réseau pour collaborer avec les institutions et autres acteurs du sujet. Il est utile d’être ostéopathe, que ce soit animalier ou humain, en cabinet ou en structure… La pluralité des points de vue permettra la mise en place de recommandations adaptées à tout le monde. Des personnes non-ostéopathes ou morales peuvent également participer au projet.
Pour candidater, contacter Maïté Don via [email protected] en précisant vos noms et professions, quel est votre intérêt pour le sujet, ce que vous voulez y apporter et comment vous voyez la chose.
Contact
Pour tout contact ou question, contacter Maïté Don via [email protected]